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Ville de Bruxelles
En qualité d’échevin des Travaux publics, de la Participation et de l’Egalité des Chances
Conseil Communal du 21 novembre suite à une interpellation de M. Saintmard concernant « le marquage routier réalisé depuis la réfection du revêtement de la chaussée Romaine ».
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Conseil Communal du 21 novembre suite à une interpellation de M. Saintmard concernant « le marquage routier réalisé depuis la réfection du revêtement de la chaussée Romaine ».- publie le 21 décembre 2011Monsieur le Bourgmestre, mesdames et messieurs membres du Conseil communal, dames en heren leden van de Gemeenteraad, je vous remercie d’avoir accepté de nous laisser profiter du droit d’interpeller votre assemblée. En l’occurrence, je représente l’ensemble des citoyens bruxellois riverains de l’extrémité nord-ouest de la chaussé Romaine, plus particulièrement entre les n° 771 et 817. Ainsi qu’il est mentionné dans l’intitulé du point de l’agenda, il s’agit de soulever les difficultés résultant du nouveau marquage routier réalisé à l’issue du réasphaltage de la chaussée Romaine. Ce réasphaltage était souhaité depuis des années et notamment depuis l’hiver dernier, mais il n’a pas été réalisé « unanimement » par les deux communes de Bruxelles et Wemmel, dans le cas qui nous occupe, et il n’est pas terminé sur la partie de cette dernière. Wemmel a d’abord commencé à refaire sur sa moitié de chaussée une bande de 1,5 à 2 mètres de large. Puis, Bruxelles a lancé ses travaux pour l’ensemble de l’autre moitié. À l’issue de ces travaux, j’ai moi-même demandé à être entendu par les services concernés pour connaître le plan d’un marquage éventuellement à venir, sans autre réponse de la part des services de l’échevin que tout serait bien réglé comme nous le demandions... Malheureusement, le 13 octobre, le marquage a été réalisé à la consternation générale des riverains des deux côtés, de Bruxelles et de Wemmel. En réalité, 75 % des emplacements de parking ont été supprimés par cette opération. Nous avons demandé des précisions et un arrêt de telles mesures, mais sans succès. Le 27 octobre, M. l’échevin El Ktibi nous a reçus à l’hôtel de Ville où il nous a précisé que cette opération avait été coordonnée et que, de toute façon, « le citoyen réclame d’abord puis finit par se taire ». Je voudrais vous dire que telle n’est pas notre intention. Selon les explications reçues verbalement lors de cette courte réunion, ce marquage était destiné à fluidifier le trafic, notamment de deux lignes de bus, d’accueillir des cyclistes sur la chaussée, tout en y apportant un minimum d’ordre et d’indications précises à l’intention de tous les usagers. Pour certaines indications, c’est très réussi, c’est même très visible. Mais pour les autres objectifs, le trafic est de plus en plus ralenti, la sécurité des usagers de toutes sortes, notamment des cyclistes, est devenue aléatoire et, le comble, tous les riverains sont à la limite de l’émeute après la suppression de la quasi-totalité des emplacements de parking. Pour être plus précis, j’ai fait distribuer par les services du secrétariat quelques documents, dont un petit schéma. En l’occurrence, la chaussée a été réorganisée de sorte à ne laisser que deux bandes de circulation, avec une zone nord réservée sur 4m aux bus et cyclistes (côté Wemmel, donc) ; le centre de la chaussée compte deux seules bandes de circulation à l’usage du trafic ; le sud compte une piste cyclable de près de 2,20m, une bande de 1,80m réservée au parking, mais raccourcie à ses deux extrémités sur plus de 75 m (insertion de la piste cyclable et emplacement d’un arrêt de bus). Les doléances des riverains, notamment de Bruxelles, sont donc essentiellement des critiques sur la réduction du nombre de places de parking autorisées : i1 en reste entre 12 et 15 selon la taille des véhicules que l’on souhaite y garer, alors que la situation ancienne en offrait plus de 85 ! C’est un sérieux problème pour les familles avec enfants, pour tous les riverains, notamment pour les professionnels de santé : un spécialiste en médecine sportive, une kinésithérapeute spécialisée et bientôt deux autres cabinets de pédiatres et kinés du seul côté de Bruxelles, et une kiné du côté de Wemmel. Tous éprouvent des difficultés plus que paralysantes, parfois, pour les patients à mobilité réduite, les parents avec enfants. Je tiens à votre disposition une liste de 183 demandes émises par des patients d’un médecin de la rue, qui ne savent plus où se garer lorsqu’ils se rendent à son cabinet. La kiné rencontre les mêmes problèmes. Ce problème de parking est rendu encore plus aigu par la présence d’immeubles de bureau et d’une énorme salle d’exposition sur le côté Wemmel, avec de nombreuses allées et venues de représentants, de clients, etc. À noter également le voisinage immédiat de deux accès du ring, une entrée et une sortie. Le danger est surtout grand pour les cyclistes. Au carrefour avec l’avenue de l’Exposition, j’ai constaté que les services de l’échevin avaient procédé, à la suite de notre entrevue du 27 octobre, à un réaménagement léger de la piste cyclable. Deux places de parking supplémentaires ont ainsi été créées. Il est très difficile de concevoir une circulation normale dans cette zone. La réduire à deux bandes de circulation se traduit par un trafic beaucoup plus dense, notamment aux carrefours avec la rue Profonde et avec la rue de l’Exposition. La circulation des bus est un réel problème à ces endroits. La bande qui leur est réservée, sur une largeur de 4m côté Wemmel, a causé la suppression des parkings. En outre, il y a un réel danger pour les riverains qui doivent entrer ou sortir de leur garage : ils gênent la circulation et vice et versa. Nous sommes parfaitement conscients, monsieur le Bourgmestre, de la difficulté d’organiser tous ces flux dans les meilleures conditions. Toutefois, lors de notre entrevue avec M. l’échevin, nous avons soumis quelques propositions. Je souhaiterais en évoquer deux ou trois, qui permettraient de fluidifier le trafic des bus et des autres usagers. Nous proposons que les deux lignes de bus (84 de la STIB et 820 de De Lijn) n’empruntent plus ni la rue Profonde ni la chaussée Romaine, mais restent sur leur axe, à savoir l’avenue de l’Arbre ballon jusqu’au-delà du carrefour de l’avenue de l’Exposition. Bien entendu, ce carrefour devrait être réaménagé. Des chauffeurs le disent eux-mêmes, la remontée de la rue Profonde et l’insertion dans le trafic sont dangereuses pour les bus, alors que dans l’avenue de l’Arbre ballon, le trafic est nettement moins dense. Une autre solution consisterait à réaménager la piste cyclable sur les trottoirs, ce que Wemmel compte faire de son côté. Cela permettrait de renforcer la sécurité des cyclistes, mais aussi des riverains et piétons. Enfin, nous savons que ces propositions prendront du temps à être discutées et, nous l’espérons, à être mises en œuvre. Des riverains connaissent, dans cette phase transitoire, de gros problèmes. Notamment, une dame, qui n’a pas de garage et habite en face de cet arrêt de bus marqué, ne trouve pas de parking sur 75m ! Nous vous demandons, monsieur le Bourgmestre, de bien vouloir coordonner vos différents services en vue d’accorder à cette personne avec trois enfants un emplacement de parking. Monsieur le Bourgmestre, mesdames et messieurs, dames en heren, je vous remercie pour votre sympathique attention. M. le Bourgmestre.- Je remercie M. Saintmard de nous avoir présenté son dossier de manière citoyenne et agréable. La parole est à M. l’échevin. M. El Ktibi, échevin.- Je voudrais tout d’abord préciser que j’ai géré le dossier de la chaussée Romaine à la fois en tant qu’échevin des Travaux publics, bien évidemment, mais aussi de la Participation. Car j’estime que la consultation des habitants est essentielle si l’on veut agir au mieux de l’intérêt général. La restauration intégrale de la chaussée Romaine représentait un double défi. Il fallait résoudre une situation catastrophique, laissée en l’état depuis plusieurs décennies, en composant avec une réalité institutionnelle relativement complexe. Le projet cohérent dont la réalisation est en cours d’achèvement n’a pu être concrétisé qu’en concertation avec les autorités compétentes concernées (Ville de Bruxelles, Grimbergen, Vilvorde, Wemmel, deux zones de police, la société de transport De Lijn, la cellule Vélo de la Région bruxelloise) et avec les habitants, via le comité de quartier Verregat, les forums de quartier ou encore les rencontres dans mon cabinet. J’ouvre ici une petite parenthèse, car certaines de vos remarques ne sont pas correctes. Je veux donc clarifier ma manière de travailler afin de lever tout malentendu avec les habitants. Sur le fait qu’aucune réponse n’a été donnée à votre demande de connaître les plans de marquage, je répète que je ne vois aucune objection à communiquer ces informations, comme nous l’avons déjà fait avec M. Verloes ou le comité de quartier Forum. Mais nous n’avons reçu aucune demande en ce sens, à moins qu’une telle requête n’ait pas été envoyée à la bonne adresse. Surtout, vous me prêtez des mots que je n’ai jamais prononcés : « Le citoyen réclame d’abord, puis finit par se taire. » Cela va contre l’esprit même de cette rencontre qui était très constructive et du dialogue que j’ai toujours voulu établir avec les habitants concernés par les projets de réaménagement de voirie. J’ai d’ailleurs reçu de nombreux courriers en ce sens. La polémique est saine, pourvu qu’elle respecte surtout la vérité des faits. La parenthèse fermée, je répète que c’est ce dialogue continu qui a permis de lever les obstacles, de formuler des propositions alternatives dans certains cas, de corriger certains aménagements lorsqu’il y avait moyen de mieux répondre à des besoins spécifiques, notamment de personnes handicapées. Pour apprécier les changements, il suffit de se souvenir des nombreuses plaintes d’habitants et des titres de la presse sur une chaussée défoncée, au trafic dangereux et anarchique. Pour ce qui est des réaménagements apportés, outre le réasphaltage, quelle est la situation ? Le marquage d’une bande bus a été demandé par la société De Lijn tandis que du côté de la Région bruxelloise, cette bande s’inscrit dans le Plan Iris 2 de mobilité régionale qui prévoit de favoriser les transports en commun. De fait, cette nouvelle bande, discontinue, empêche un stationnement qui ne faisait d’ailleurs auparavant l’objet d’aucune réglementation. La société De Lijn a procédé à des simulations préalables, de sorte que les tronçons choisis permettent une fluidité maximale de ses autobus. Je rappelle que la bande bus est accessible aux cyclistes et qu’elle fait donc office de piste cyclable, sécurisant le déplacement des vélos. Enfin, une réunion d’évaluation, avec la commune de Wemmel et la société De Lijn, aura lieu prochainement. Ce marquage dissuade également la présence intempestive (parfois pendant plusieurs jours d’affilée) des poids lourds immatriculés à l’étranger. En l’absence d’une quelconque réglementation, de nombreux camions avaient pris pour habitude de se garer dans les environs. Cela provoquait des plaintes récurrentes de la part des comités de quartier. Désormais, la police peut sanctionner les propriétaires de véhicules en infraction. Le plan de marquage est destiné à améliorer la sécurité de tous les usagers (riverains, piétons, cyclistes). De nombreuses écoles sont situées à proximité de la chaussée Romaine et on sait que beaucoup d’élèves du secondaire, habitant en Flandre, se rendent dans leur établissement scolaire à vélo. Les directions d’école ont formulé explicitement la demande de tracer une piste cyclable afin de sécuriser les déplacements de leurs élèves. Les autres communes riveraines (Grimbergen, Vilvorde et Wemmel) ont aussi plaidé pour la piste cyclable de manière à promouvoir la mobilité douce. Elles disposent à cet effet d’un soutien financier de la Région flamande, résolue à concrétiser une bande de circulation pour les cyclistes. La piste cyclable en continu est un choix politique, approuvé avec enthousiasme par la commission Vélo, dans laquelle siègent de nombreux représentants d’associations de cyclistes. Il a donc fallu dédier un espace de la chaussée aux usagers du vélo tandis qu’aux carrefours, quelques places de stationnement ont été supprimées. C’est avec plaisir que j’ai d’ailleurs reçu un courrier électronique de satisfaction et de remerciement de la direction du collège Jan Van Ruusbroeck, à propos des aménagements cyclables. La signature de conventions pour le réasphaltage et le marquage est le fruit d’une concertation étroite avec les communes riveraines de Wemmel, Grimbergen et Vilvorde. La police et les techniciens des communes concernées ont aussi été consultés. Les conseils communaux respectifs ont approuvé ce plan de marquage qui transforme le visage d’un axe de communication majeur, mais aussi le visage du quartier, et garantit la sécurité de tous les usagers de la route. La Ville n’a jamais voulu travailler dans l’ombre, que ce soit sur de précédents chantiers, comme Houba de Strooper et Wannecouter, ou sur celui de la chaussée Romaine. Le dialogue sérieux et régulier avec le comité d’habitants Verregat a donné lieu à une consultation des plans, à des propositions d’amendements et à la réalisation de tests. Je signale également avoir reçu dans le passé beaucoup de plaintes d’habitants sur l’état critique de la chaussée Romaine (notamment les nids de poule et les ornières qui rendaient la circulation périlleuse en hiver). C’est ce qui m’a incité à agir de manière volontariste, la priorité étant donnée aux besoins des habitants et des usagers, sans discrimination. J’insiste sur le réel travail d’écoute, d’explication et de concertation mené tout au long de ce chantier, guidé par le sens de l’intérêt général. Le mécontentement vis-à-vis de modifications ponctuelles est compréhensible et légitime. Je l’ai constaté auparavant à Houba de Strooper et à Wannecouter. Aujourd’hui, l’appréciation est généralement positive. Il est vrai qu’on s’habitue à ce qui existe et que la nouveauté crée une certaine appréhension, car elle modifie l’ordre des choses sans avoir encore produit tous ses effets. Mais tout ce qui peut être amélioré ou corrigé doit l’être, car tout projet nouveau suscite des remarques. Une délégation d’habitants a ainsi été récemment reçue par mon cabinet. Cet entretien, en présence d’ingénieurs du département, a permis de modifier certaines petites choses, notamment le parcours emprunté par la ligne de bus et les places de stationnement. La situation des personnes à mobilité réduite sera aussi prise en compte. Je voudrais maintenant en venir aux modifications qui seront apportées ces jours-ci à la physionomie de la nouvelle chaussée Romaine. Les travaux débuteront au plus tard la semaine prochaine. Vous me pardonnerez le caractère technique des informations qui suivent, mais je pense que leur précision illustrera mieux que tout discours notre volonté concrète de dialogue et d’écoute. Au carrefour de l’avenue de l’Exposition :
À la jonction de la rampe Gauloise et de la chaussée Romaine :
Je signale, avant de conclure cet exposé, que des places de stationnement ont été supprimées, mais que d’autres sont disponibles à très courte distance. Ce chantier au long cours a, en fin de compte, renforcé ma conviction qu’on ne peut rien faire de durable sans l’avis des habitants. Actuellement, au moins 25 places supplémentaires seront disponibles dès la semaine prochaine. M. le Bourgmestre.- La parole est à M. Saintmard. M. Saintmard.- Je remercie M. l’échevin pour ses commentaires et explications. Vous reprochez à mon exposé d’avoir rappelé ce que vous avez vous-même expliqué, à savoir que les gens ne sont jamais contents, mais qu’ils finissent par s’y faire. Je n’ai rien dit de plus. Je ne suis pas ici pour polémiquer, mais pour représenter des citoyens qui ne sont pas concernés par les propositions que vous venez de nous soumettre. Les riverains dont nous parlons habitent entre les deux feux rouges, celui de la rue Profonde et celui de l’avenue de l’Exposition (n° 771 à 817). Pour ces personnes, la perte en parking s’élève à plus de 65 emplacements ! Vous n’y apportez aucune solution. Pour nous, la solution consisterait à demander aux sociétés de transport de faire circuler leurs bus dans la rue de l’Arbre ballon pour qu’ils ne bloquent plus le trafic. Ou il faudra se résigner à des expropriations. Avec trois enfants dans votre véhicule, comment faire si un emplacement de bus, une piste cyclable et l’absence de parking vous empêchent de vous garer ? C’est ce problème que j’ai voulu souligner dans mon interpellation. Je n’en disconviens pas, vous avez rencontré concrètement certaines de nos demandes, comme j’ai pu le constater sur place. Mais le fond du problème, entre ces deux feux rouges, c’est le manque chronique d’emplacements de parking. Devrons-nous demander aux citoyens qui ont un garage de louer leur descente pour pouvoir s’y garer ? M. le Bourgmestre.- Je vous remercie d’avoir constaté les évolutions positives dans ce dossier. Pour les autres éléments, nous verrons avec la police ce que nous pouvons faire et nous reviendrons devant votre association avec les propositions de la Ville de Bruxelles.
redacteur spip:
0. Ahmed El Ktibi
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