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Ville de Bruxelles
En qualité d’échevin des Travaux publics, de la Participation et de l’Egalité des Chances
Conseil Communal du 5 septembre suite à une interpellation de M. Laurent Moulin concernant « des aménagements cyclables sur les boulevards centraux »
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Conseil Communal du 5 septembre suite à une interpellation de M. Laurent Moulin concernant « des aménagements cyclables sur les boulevards centraux »- publie le 23 novembre 2011M. Moulin.- Mesdames et messieurs, je suis présent ici en tant que responsable de VéloFiets Bruxsel rassemblant les cyclistes quotidiens habitants de la Ville de Bruxelles et membres du Fietsersbond ou du Gracq. Les cyclistes quotidiens. Et nous sommes ici pour vous demander de prendre une mesure urgente et utile à tous : tracer des pistes cyclables dans chaque sens sur les boulevards du centre de notre ville. Nous estimons que cette mesure est indispensable au bon développement du vélo à Bruxelles, mais aussi qu’elle entraîne de nombreux avantages que nous voulons souligner ce soir. J’aimerais commencer par citer Mme Ritt Bjerregaard, commissaire européenne à l’environnement jusqu’en 1999, qui écrit dans l’introduction du document « Villes cyclables, villes d’avenir » produit par son commissariat : « De nombreuses villes européennes (Amsterdam, Barcelone, Brême, Copenhague, Édimbourg, Ferrare, Graz, Strasbourg, etc.) font la démonstration, chaque jour, qu’une diminution de l’usage de la voiture individuelle est un objectif non seulement souhaitable, mais aussi raisonnable. » Et c’est bien raisonnables que nous voulons être. Bruxelles, capitale de la Belgique et de l’Europe se doit également de l’être. Nous sommes acquis aux initiatives récentes de la Ville, comme la zone 30 dans le Pentagone et le projet de plan de mobilité qui prévoit de tripler le nombre de trajets effectués à vélo, ainsi que de limiter le trafic automobile. Cependant, nous constatons aujourd’hui, en 2011, que notre centre-ville reste traversé par une large chaussée de deux fois deux bandes pour l’usage unique de ces mêmes voitures. Afin de rendre ces boulevards, vitrine importante de notre ville, mais surtout axes d’entrée évidents, plus agréables pour tous, pour les rendre plus attractifs aux cyclistes, aux piétons et aux habitants, il nous semble urgent de réduire leur capacité automobile et d’aménager les pistes cyclables que nous exigeons. Notre ville est un centre international et nous sommes tous soucieux de son image. Nulle ville n’est fière de ses bouchons, ni de sa pollution ; par contre, des villes comme celles mentionnées précédemment sont souvent citées comme des centres attractifs qu’il est agréable de découvrir. Pour l’image de Bruxelles, la Région prend le même cap. Pour preuve, la récente initiative : « Bruxelles devient une ’’slow city’’ ». À ce propos, je citerai Brusselnieuws : « Trage steden besteden meer aandacht aan leefmilieu, stedenbouw, welzijn en gezondheid. Ze trekken ook de kaart van lokale economie en gastronomie. » Cela nous amène au lien entre utilisation du vélo et commerces de proximité. À côté d’un gain pour l’image de marque de Bruxelles, notons que réduire la pression automobile réduit les nuisances sonores et augmente le confort des piétons et cyclistes se déplaçant sur les boulevards. En outre, la qualité de l’air ne peut que bénéficier d’une réduction du nombre de moteurs à combustibles fossiles pétaradant dans la ville. Tout cela ne peut que séduire les nombreux congressistes, touristes et acheteurs visitant notre ville, mais avant tout, cela sera positif pour nous, Bruxelloises et Bruxellois. Rappelons notamment les trop nombreux dépassements du seuil de particules fines à Bruxelles générées à 70 % par le trafic automobile. Gardons en tête que le projet Aphekom a estimé que les particules fines à Bruxelles coûtaient sept mois de vie aux Bruxellois ! Qu’est-ce qui nous freine encore ? Ma seule explication est le vieil argument selon lequel les courses se font encore en voiture et ce sont les automobilistes qui génèrent le chiffre d’affaires des commerces. J’en vois une trace sur le site de I’UCM (en 2006), qui n’a pas réagi à ma demande de dialogue. Elle a peut-être abandonné cette position... Pour répondre à cette crainte, l’on pourrait reprendre une enquête faite pour la ville de Grenoble. Elle infirme cette idée et cite des études belges, autrichiennes et allemande. Elle conclut comme suit : « Pourtant, en ce qui concerne les commerces de centre-ville et de proximité, qui représentent de 20 à 50 % des commerces selon l’agglomération, la marche, le vélo et les transports publics sont, encore aujourd’hui, de loin les modes de déplacement les plus utilisés. » Parmi les informations belges, citons celle relative à l’action « J’achète à vélo » soutenue par Unizo, notamment : « Fietsers winkelen bij voorkeur in hun eigen buurt. Ze hebben een positief effect op de winkelbuurt, die rustiger, leefbaarder en aantrekkelijker wordt. En niet vergeten : fietsende klanten geven gemiddeld een stuk meer uit dan hun autorijdende collega’s. Fietsers kunnen immers minder in één keer aankopen en komen daarom vaker terug, waardoor ze meer verleid worden tot impulsaankopen. Hun totale bestedingsbedrag ligt dan ook een stuk hoger dan dat van een automobilist. » Dès lors, si près de 40 % des ménages bruxellois n’ont pas de voiture et que je relie cela à l’envie de la ville de faire du bien-être des habitants une priorité, je nous invite à prendre la question des boulevards du centre très au sérieux. En conclusion, notre demande est simple : quand tracerons-nous enfin ces pistes cyclables sur les boulevards du centre ? C’est une mesure urgente qui profitera à la ville et qui permettra de réaliser d’ores et déjà une partie des objectifs de réaménagement complet des boulevards prévu pour 2014, et d’amorcer ainsi une transition douce vers l’avenir. Je vous remercie. M. le Bourgmestre.- La parole est à M. Ceux, échevin de la mobilité. M. Ceux.- Je vous remercie pour votre interpellation, car le moment est venu de lancer un nouveau dialogue et de montrer l’importance du vélo dans la cité. Vous soulevez un dossier extrêmement important, qui est la place que méritent les cyclistes dans le centre-ville. Le Collège a, depuis longtemps, pris en compte la dimension cycliste, puisque Bruxelles est la seule commune à réunir une commission « vélo » tous les trois mois. Notre groupe de travail sur la mobilité, au sein du Collège, présente régulièrement à cette commission les mesures qu’il envisage de prendre. Nous voulons donc que le vélo soit pris en considération lors de tout réaménagement de l’espace public. Depuis l’installation des stations Villo !, l’usage du vélo s’est fortement intensifié dans le centre-ville. Je suis sensible à votre suggestion de mieux protéger encore les cyclistes par la création de nouvelles infrastructures. Fin 2010, j’ai proposé au Collège de prendre position sur plusieurs principes, dont l’extension du périmètre de sécurisation des cyclistes à la totalité des boulevards du centre, y compris, donc, le boulevard Adolphe Max, en créant un parcours cyclable continu entre la place Rogier et la gare du Midi. L’objectif est d’aménager des pistes cyclables continues dans chaque sens et des zones avancées pour cyclistes à chaque carrefour équipé de feux, et de réduire à une bande par sens la partie réservée au trafic automobile. Toutes ces options ont été acceptées par le Collège, qui a chargé la cellule mobilité d’établir un plan de marquage actualisé. En concertation avec la police, nous avons inclus le boulevard Anspach et tenu compte des déplacements du terminal des bus 48 et 95. J’ai présenté ce rapport au Collège en juillet 2011, qui l’a validé. Lors d’une réunion ultérieure, nous avons modifié, avec le Bourgmestre, quelques éléments de détail. Je remercie publiquement la cellule mobilité et la police qui ont coopéré sur ce dossier et ses aspects de sécurité. En Collège du 20 juillet 2011, le plan de marquage a été approuvé. Je pourrai vous le présenter lors d’une prochaine commission vélo. Ces éléments n’empêchent pas que nous réfléchissions aux réaménagements des boulevards du centre qui leur permettront de retrouver leur lustre d’antan, tant en matière de partage et de qualité de l’espace public qu’en termes de valorisation commerciale. Comme vous, je considère d’ailleurs que tous ces volets vont de pair. Dans l’attente des permis et des enquêtes, le marquage au sol proposé par le Collège me semble être une bonne solution pour les cyclistes. M. le Bourgmestre.- La parole est à M. El Ktibi. M. El Ktibi.- M. Ceux a évoqué le projet approuvé par le Collège. Il implique, notamment, le changement de programmation des feux, compte tenu du passage de deux bandes à une bande. Le budget nécessaire a été évalué à 150.000 euros et je ne peux pas vous garantir que nous en disposerons d’ici la fin de l’exercice. Quoi qu’il en soit, le projet sera certainement réalisé au cours du premier trimestre 2012. Je rappelle qu’en matière d’utilisation du vélo, la Ville a déjà fait beaucoup de choses, vous l’aurez constaté. Nous continuerons dans cette voie. M. le Bourgmestre.- La parole est à M. Moulin. M. Moulin.- Je suis heureux d’entendre que le projet sera réalisé au cours du trimestre 2012. Il permettra de sécuriser la circulation des cyclistes sur les boulevards du centre. Je serais très heureux de consulter le plan des aménagements prévus. J’espère que d’autres aménagements de ce type seront approuvés par le Collège pour partager davantage l’espace public et ne plus investir principalement dans des infrastructures destinées à l’automobile. Beaucoup est fait pour le vélo, mais plus encore pour la voiture. Je vous remercie.
redacteur spip:
0. Ahmed El Ktibi
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