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Ville de Bruxelles
En qualité d’échevin des Travaux publics, de la Participation et de l’Egalité des Chances
Conseil communal du 2 juin 2008 - Mr Coomans de Brachene
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Conseil communal du 2 juin 2008 - Mr Coomans de BracheneQuestion concernant les coupures d’électricité dans le quartier des Marolles- publie le 26 juin 2008Monsieur le Bourgmestre, il y a un certain malaise dans les Marolles. Depuis le début des travaux dans les rues Blaes et adjacentes, rues Saint-Ghislain, du Miroir, de la Rasière et Pieremans, les riverains, habitants et commerçants sont excédés par les coupures d’électricité à répétition, d’autant plus qu’elles ralentissent, voire bloquent l’activité économique dans le quartier des Marolles. Concernant ces travaux gigantesques, la communication avec la population est quasi nulle. Un avis a été déposé dans les boites juste avant le début des travaux à la Rue Haute, et puis plus rien. Les habitants et les commerçants sont consternés de voir leur quartier pris en otage par des chantiers ouverts l’un après l’autre sans cohérence. Ceux-ci se déroulent comme suit : d’abord rue Pieremans, ensuite rue Haute, rue de la Rasière et puis à l’entrée de la rue Haute, rue Saint-Ghislain et enfin rue du Miroir. Cette façon de procéder bloque les passages transversaux dans ce quartier et donne l’impression de tourner en rond. Après les déboires des travaux, c’est au tour des coupures d’électricité. Lundi dernier, de 17 heures 30 à 21 heures, mais aussi hier soir durant deux heures, la population a été privée d’électricité à un moment où celle-ci est essentielle, tant pour les commerçants que pour les personnes qui rentrent à la maison. Les habitants se sentent ignorés par les instances communales compétentes : les commerçants appellent Electrabel, les habitants appellent leur concierge mais personne ne peut répondre. Que faire quand vous êtes devant votre ordinateur en train de préparer vos examens et que votre écran s’éteint subitement ? Que penser de cette jeune dame, professeur habitant place du Jeu de Balle, qui se voit contrainte de se rendre chez une amie pour préparer ses travaux du lendemain ? Que faire quand vous tenez un café et ne pouvez plus servir ni café ni bière ? Attendre que ça passe et perdre vos clients ? Que faire quand vous êtes boulanger, boucher ou épicier et que vos frigos et congélateurs sont éteints ? Jeter tout ce qui a été décongelé ? Que faire en cas d’urgence quand votre téléphone ne fonctionne pas ou quand vos enfants sont dans le bain et ne se retrouvent pas dans le noir ? Ces travaux et les coupures qu’ils engendrent nous ramènent à un autre temps dans le centre de Bruxelles, au grand dam de la population. Monsieur le Bourgmestre, pourquoi la Ville ne surveille-t-elle pas mieux les travaux en cours ? Ne pouvez-vous pas prendre les mesures nécessaires afin d’éviter d’entraver toute activité dans le quartier ? Enfin, ne pouvez-vous pas exiger de la part des entrepreneurs du chantier de respecter les riverains et les commerçants des Marolles ? M. le Bourgmestre- Avant de céder la parole à M. El Ktibi, je peux vous garantir qu’après avoir demandé conseil au maire de Los Angeles, j’ai décidé de tout privatiser, ce qui nous mettra à l’abri de toute coupure à l’avenir. (Sourires.) La parole est à M. El Ktibi. M. El Ktibi, échevin- Monsieur le Bourgmestre, il y a effectivement des dérangements, des coupures, et je reçois assez souvent des plaintes des Marolles et d’ailleurs aussi. Cela se produit souvent lors de travaux de renouvellement. Les travailleurs sont obligés, à certains moments, de couper l’électricité. Il est vrai qu’il y a beaucoup de travaux dans les Marolles. Il y a un contrat de quartier, et des travaux dirigés par le département Urbanisme et d’autres par mon département sont en cours. À certains endroits, il y a tellement de travaux qu’une collègue m’a souvent dit que l’on est en train de transformer complètement le quartier après l’avoir si longtemps considéré comme vétuste et pauvre. Ces travaux s’imposent, mais on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Quand nous initions les travaux nous-mêmes, nous veillons à informer les gens au moins dix jours à l’avance et à tenir compte des desiderata des commerçants. Mais on ne peut pas toujours tout contrôler, surtout quand il s’agit de Sibelga. Je rappelle que les travaux en question dépendent davantage de Sibelga que de nous. Chaque fois que les gens nous appellent en cas de panne, nous agissons systématiquement. Sibelga elle-même dispose d’un numéro que les gens peuvent former directement. Mais il est vrai qu’il y a parfois des retards dans la réparation de ces pannes. Cela dit, nous avons décidé récemment de nous réunir et d’interpeller Sibelga de manière plus énergique pour que le temps de réaction et de réparation soit réduit le plus possible. M. le Bourgmestre- La parole est à M. Ceux. M. Ceux, échevin- Monsieur le Bourgmestre, ces travaux dans les Marolles étaient attendus depuis très longtemps. Nous avons signalé à plusieurs reprises qu’il était temps d’agir aussi du côté de l’entrée de la rue Haute et de l’Hôpital Saint-Pierre, alors que les travaux étaient terminés dans d’autres parties du quartier. Il est vrai que deux chantiers sont ouverts en même temps, celui de Beliris concernant le contrat de quartier Tanneurs et celui de la Ville concernant les abords du CHU. Ces travaux sont suivis de près par un de nos fonctionnaires dont tout le monde reconnaît la disponibilité. On a parfois l’un ou l’autre problème avec un opérateur. Comme on le sait, c’est toujours le moins disant qui doit être choisi, même si ce n’est pas toujours le plus efficace. Une coupure a eu lieu à la suite du sectionnement d’un câble par un sous-traitant de Vivaqua. Des impétrants s’en sont occupé. Selon mes informations, il y a eu une coupure le 26 mai à 19 heures 53. La panne a été réparée à 21 heures 22. Nous continuerons à suivre la situation de très près et nous redoublerons de vigilance. Je pense que, lorsque les travaux seront terminés, tout le monde nous remerciera d’avoir embelli le quartier. M. le Bourgmestre- La parole est à M. Coomans de Brachene. M. Coomans de Brachene- Monsieur le Bourgmestre, je rappelle à l’intention de vos échevins, que la panne d’hier était la sixième. Six pannes en quelques semaines, cela fait beaucoup pour des gens qui n’ont pas été prévenus. Quand les habitants sont avertis des coupures d’électricité, ils peuvent s’organiser. Les coupures sont nécessaires en cas de travaux. Je ne remets pas ces derniers en question, mais les faire tous en même temps est peut-être plus contestable. Qu’il y ait en plus des coupures non prévues, la dernière datant d’hier, c’est la goutte qui fait déborder le vase.
redacteur spip:
0. Ahmed El Ktibi
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