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Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale - session 2009-2014
Interpellations, questions orales et écrites et intervention en commissions et séances plénières
Séance Plénière Région Bruxelles Capitale
Intervention en séance plénière du 22 janvier 2010
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Intervention en séance plénière du 22 janvier 2010suite à l’interpellation concernant le sommet de Copenhague- publie le 25 janvier 2010Nous avions tous placé beaucoup d’espoir dans le sommet mondial de Copenhague portant sur le climat. Malheureusement, comme l’ont souligné mes collègues, force est de reconnaître que l’accord "a minima" qui en est sorti n’a rencontré aucun des objectifs initiaux et que nous sommes encore loin d’avoir pris les mesures indispensable pour lutter contre le réchauffement climatique et les inégalités Nord-Sud. Malgré un intense travail de sensibilisation, le constat est amer et le résultat plutôt décevant. En effet, la Conférence n’aura débouché sur aucun accord international contraignant. Bien sur, il n’est pas facile de mettre d’accord deux cents pays, aux intérêts différents et aux réalités économiques diverses, sur des engagements de réduction des émissions de CO². Il est encore plus regrettable d’observer la philosophie adoptée par les grandes puissances de ce monde. Cela ressemblait aux jeux de notre enfance : « le premier qui bouge à perdu ». Ce cercle vicieux des seules bonnes intentions et d’attentisme retarde l’action internationale, tandis que le problème s’aggrave. Ceci étant, le catastrophisme et le défaitisme ne mèneront nulle part. Il convient d’analyser les causes des blocages et de déterminer la manière de reprendre le plus rapidement les négociations pour surmonter ceux-ci. A ce titre, nous espérons que notre Région apportera un soutien vigoureux au Ministre Fédéral du Climat et de l’Energie en vue du prochain cycle de négociations. Pour revenir à notre débat de ce jour, les pays, les Régions et même les communes qui emprunteront les voies du développement durable seront les premiers et les premières bénéficiaires de retombées positives, par la réduction de leur dépendance énergétique et par des gains d’emploi, d’attrait commercial ou touristique, et surtout de qualité de vie. Vous l’aurez remarqué : les Socialistes bruxellois sont convaincus que l’inaction coûtera plus cher que l’action. Nous estimons donc que la Région de Bruxelles Capitale a un rôle essentiel à jouer dans ce nouveau défi. Elle doit aussi agir de telle sorte que cet enjeu ne devienne pas un nouveau vecteur d’inégalités sociales. Pour le Groupe Socialiste, les défis environnementaux ne peuvent pas conduire à une régression sociale, mais doivent mener à un progrès également partagé par tous. Il s’agit d’un principe élémentaire de solidarité, que nous rappellerons autant de fois que nécessaire. A ce titre, nous partageons un certain nombre d’interrogations formulées par les différents groupes démocratiques lors de chaque débat sur le sujet. Au cours du dernier en date, celui du 13 novembre 2009, vous nous aviez rappelé que notre Région avait réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 12% entre 2004 et 2007. Même si sa surface relativement réduite (161, 38 km²) explique que notre Région produit "peu" de gaz à effet de serre, nous pouvons évidemment mieux faire... C’est d’ailleurs ce qu’envisage notre accord de gouvernement puisqu’il est prévu de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 30% pour 2025, par rapport à l’année de référence 1990. Cependant, notre Région possède peu d’industries : d’aillerus elles ne seraient responsables que de 2 % du total des émissions de la Région. C’est donc au principal émetteur qu’il faut s’adresser en priorité ! A ce propos, vous n’êtes pas sans savoir que la principale source d’émission, c’est l’utilisation de combustibles fossiles pour le chauffage des bâtiments, tant des logements que des bureaux, commerces et autres services. Réduire la consommation énergétique des bâtiments est donc l’intervention la plus efficace. Par ce biais, on pourra réduire les émissions de CO2 de 22 à 35% et donc ainsi respecter nos engagements. Toutefois, cette réduction permettra aussi de diminuer la facture - et la fracture sociale - des ménages, puisque plus de 45% des revenus des ménages modestes sont consacrés aux budgets logement et énergie. La sensibilisation à cette problématique, tout comme l’attrait des primes énergies auprès d’un certain public, laisse à penser que nous allons dans la bonne direction. Maintenant que le mouvement est amorcé, il faut impérativement concentrer ou plutôt recentrer ces aides sur les économies d’énergie les plus efficaces en termes énergétiques et sociaux. J’entend par là qu’il faut aider prioritairement ceux qui en ont le plus besoin. D’abord, parce que c’est une question de justice sociale et ensuite parce que ce sont justement ces personnes précarisées qui, bien souvent, habitent dans des logements peu, voire pas du tout isolés. Je serai donc attentif, ainsi que l’ensemble de mon groupe, à la concrétisation des mesures qui vont dans ce sens et qui figurent d’ailleurs, noir sur blanc, dans l’accord de gouvernement. Au delà de l’aspect social et humain, il s’agit d’une question de choix, de priorité, de hiérarchie des objectifs. Une fois notre problème structurel d’isolation résolu, il conviendra d’imaginer la promotion d’autres outils, tels que les panneaux photovoltaïques, sans toutefois reconduire les gros cadeaux financiers à l’usage de ceux qui n’en n’avaient pas réellement le besoin…
redacteur spip:
0. Ahmed El Ktibi
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