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Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale - session 2009-2014
Réponses des Ministres et secrétaires d’Etat
Evelyne Huytebroeck
L’ouverture de maisons de l’énergie et de l’éco-construction
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L’ouverture de maisons de l’énergie et de l’éco-construction- publie le 23 novembre 2011Certaines questions posées par Mme Jodogne datent du mois de juin, lorsqu’elle a déposé son interpellation. Elle a probablement obtenu des réponses à certaines de ses questions entre-temps. Par ailleurs, des rencontres doivent avoir lieu prochainement, qui apporteront des précisions supplémentaires. Depuis 2004, de nombreux incitants ont été mis en place pour favoriser la réduction énergétique dans les logements. En 2009, il nous a semblé nécessaire de passer à la vitesse supérieure en organisant un accompagnement individuel beaucoup plus complet, personnalisé et décentralisé. Cette mesure correspondait d’ailleurs à une demande de plusieurs parlementaires au sein de cette commission. L’accord de gouvernement inscrit au rang de ses priorités la création de ce service intégré. La Maison de l’énergie et de l’éco-construction offre une dimension régionale, qui assure une plus grande cohérence vis-à-vis de chaque Bruxellois. Elle répond également à la nécessité de rationaliser et de capitaliser les connaissances, de valoriser les compétences et d’en reconnaître la valeur. De nombreux acteurs sont déjà actifs sur le terrain et ont chacun leurs spécificités. Il n’existe aucune forme de concurrence entre eux. Le but est d’assurer une plus grande cohérence, de capitaliser les connaissances et d’assurer une dimension régionale à cette politique. Le Réseau Habitat n’est pas du tout mis en péril. Il joue un rôle transversal à Bruxelles, où il remplit trois missions historiques :
Depuis 2009, Bruxelles Environnement et la Direction de la rénovation urbaine ont encouragé le Réseau Habitat à développer des actions liées au développement durable. Le Réseau Habitat ne couvre cependant pas l’ensemble du territoire. Ses associations sont actives dans environ 90% de l’espace de développement renforcé de logement et de rénovation (EDRLR), lequel couvre 11% du territoire bruxellois. Elles restent des acteurs centraux dans la politique décentralisée relative à l’évolution de l’habitat. Elles doivent par conséquent être impliquées dans la mise en oeuvre de la Maison de l’énergie et de l’éco-construction. Il était cependant difficile de concevoir une politique à l’échelle régionale qui parte uniquement de leur approche du territoire. En ce qui concerne la Maison de l’énergie et de l’éco-construction, si je prends l’appel à projets lancé, l’objectif consiste très clairement en une offre permanente d’informations et de conseils aux particuliers, un accompagnement proactif des ménages avec notamment des visites à domicile, mais aussi un accompagnement technique, administratif et financier. Il s’agit véritablement d’un accompagnement complet. Les innovations continueront par ailleurs à être soutenues. Elles seront par contre d’emblée articulées à l’ensemble des initiatives développées à Bruxelles. Cette articulation n’était pas envisageable tant que nous étions dans la phase de foisonnement d’initiatives éparses destinées à construire l’expertise régionale. Pour couvrir l’ensemble du territoire, il faut procéder par une logique polycentrique au lieu de penser à une logique concentrique. C’est pourquoi nous sommes arrivés à proposer une structure faîtière et des structures locales dès le départ. La structure faitière a pour mission d’assurer une cohérence régionale. Elle coordonne la Maison de l’énergie et de l’éco-construction, centralise les données, développe et met à disposition des méthodologies, des outils, du matériel et soutient les structures locales. Ces dernières accueillent, conseillent et suivent l’habitant dans ses démarches visant à économiser l’énergie, tant au niveau administratif que technique et financier. De janvier à septembre 2011, cinq réunions de concertation ont été organisées avec le Réseau Habitat, en parallèle au lancement de l’appel à projets. Si l’objet initial de ces rencontres concernait le fonctionnement du réseau et de son évolution, elles ont permis d’articuler son évolution et l’intégration de ses apports dans la mise en oeuvre de la Maison de l’énergie et de l’éco-construction. Ces rencontres vont se poursuivre. En juin 2011, le gouvernement a défini les modalités pratiques des six structures locales, calquées sur les zones de polices. L’appel à projets auprès des acteurs locaux s’est dès lors présenté comme la formule la plus adéquate pour obtenir des réponses créatives par rapport à la manière de remplir les missions affectées aux structures locales. Les différentes concertations ont permis le renforcement et la mise en évidence des aspects d’intégration partenariale dans l’appel à projets. En mai ou en juin, nous avons organisé une grande rencontre qui a réuni près de 200 personnes des communes, du réseau associatif, etc., pour expliquer la démarche et entamer un dialogue. Nous avons répondu à de nombreuses interrogations. En juin et septembre, deux séances de questions-réponses ont été organisées. Il a été mis en évidence que certaines questions trouveraient réponse lors de la mise en oeuvre des structures locales avec les partenaires. Les communes sont également fortement impliquées. Elles ont globalement joué le jeu. Cette implication se traduit concrètement par l’intégration d’au moins un représentant des pouvoirs locaux, commune ou CPAS, dans le conseil d’administration de l’asbl qui sera créée pour la structure locale. La première étape que nous venons de traverser a porté sur l’incitation du secteur. La deuxième phase, toujours en cours, consiste à accumuler les meilleures pratiques bruxelloises et celles venues d’ailleurs. Nous sommes actuellement dans la constitution des opérateurs locaux de la Maison de l’énergie et de l’éco-construction et chacun devra y trouver sa place. Les réponses à l’appel à projets ont été rentrées le 14 octobre dernier. Il était attendu que le porteur de projet y propose un mode de collaboration et rende visible et crédible cette place donnée à chacun des acteurs. Les projets ont ensuite été soumis à l’évaluation du jury, qui s’est prononcé sur la qualité des différents projets. Celui-ci était composé de deux membres de Bruxelles Environnement, de deux membres du cabinet et de trois experts : l’un en énergie, l’autre en Réseau Habitat, le dernier en sensibilisation des ménages. La phase suivante est consacrée à la discussion projet par projet et à l’échange entre les futurs partenaires, afin d’apporter des précisions sur les projets. Nous devrions d’ailleurs avoir une discussion avec plusieurs communes et plusieurs partenaires cette semaine. C’est le moment le plus important de la concertation. Le premier cadre défini dans l’appel à projets est amené à se préciser au fur et à mesure de la mise en place des structures locales. Le développement à donner aux projets se fera en accord avec les porteurs de projets. La structure faîtière sera amenée à produire des méthodologies et des outils, en concertation avec les acteurs. Ces outils seront confrontés au terrain via les structures locales. Ils seront ensuite évalués et amenés à évoluer, toujours en collaboration entre structures. Dans son ensemble, le projet évoluera constamment pour répondre aux besoins des ménages, en fonction des expériences du terrain. En réunissant les acteurs locaux et Bruxelles Environnement autour d’un projet commun, nous avons pour objectif de développer des synergies entre acteurs et projets. À terme, tous les acteurs doivent profiter de la boucle d’expériences que permet ce type de démarche. En conclusion, plus qu’une concertation, nous continuons à établir de véritables collaborations. C’est évidemment dans la confiance que nous établirons, dans la diffusion de nos méthodes et dans l’échange de pratiques que nous relèverons le défi énergétique d’ici 2025. Telle est la perspective que nous nous sommes donnés avec ces Maisons de l’énergie et de l’éco-construction. Bien entendu, nous avons tous à y gagner, mais je suis consciente du fait qu’il s’agit d’un processus qui doit se mettre en place. Pour l’heure, la réception est plutôt positive au niveau de l’intérêt porté au projet. Des spécificités apparaîtront peut être en fonction des zones et structures proposées.
redacteur spip:
0. Ahmed El Ktibi
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