Site de Ahmed El Ktibi
  • Député au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale
  • Vice Président de la commission des affaires intérieures chargée des pouvoirs locaux et des compétences d'agglomération
  • Député au Parlement francophone de Bruxelles (Cocof)
  • Echevin des Travaux Publics, de la Participation et de l'Egalité des chances à la Ville de Bruxelles
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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La formation des personnes handicapées et leur accès à l’emploi

- publie le 26 janvier 2007

En Belgique, la discrimination à l’embauche touche très particulièrement les personnes handicapées dont seules 42% d’entre elles ont un emploi. Le taux de chômage est de 2 à 3 fois supérieur à celui de l’ensemble des travailleurs et en terme de durée du chômage, il est en moyenne supérieur de 60% ; les femmes handicapées connaissent une double discrimination et sont encore plus touchées. N’oublions pas, que vu les progrès de la science, le nombre de personnes handicapées ne va pas cesser de croître chaque année. Toutefois, un grand nombre de ces personnes ont la faculté de travailler mais à cause de certains clichés stéréotypés, de la mauvaise connaissance de l’handicap, celles-ci ne sont que trop faiblement prises en compte dans le marché du travail.

Il existe en Belgique, outre, les législations contre les discriminations, plusieurs lois pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées, comme par exemple, le décret du 5 février 2004, modifiant le décret du 4 mars 1999 relatif à l’intégration sociale et professionnelle des personnes handicapées. Un Arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 06/05/1999 et 25/04/2002 fixe les quotas d’embauche des PMR à 2% de l’effectif prévu au cadre organique et récemment une ordonnance a été déposée par le groupe socialiste au Parlement bruxellois pour plus de diversité aux seins des administrations et associations liées aux communes.

Au niveau régional francophone, le Service francophone des Personnes Handicapées a développé des mesures pour favoriser l’intégration professionnelle des personnes handicapées. Malheureusement, ces mesures financières sont très peu connues des employeurs et trop peu utilisées.

Certaines personnes handicapées ne peuvent être cantonnées que dans des ETA (Entreprises de Travail Adapté), car leur handicap ou leur déficience ne touche nullement leur potentiel d’accéder à un emploi comme tout le monde. Or pour accéder à cet emploi, il est important d’apporter des informations et des formations aux employeurs afin de pouvoir les accueillir dans leurs entreprises.

D’autre part, les personnes handicapées (déficiences mentales, dysphasies...) ont majoritairement suivi un enseignement primaire et secondaire dans une école spéciale.

En ce qui concerne la formation professionnelle des personnes handicapées, il existe des centres de formation professionnels spécialisés qui organisent des formations en alternance d’apprentissage de métiers manuels (menuiserie, maçonnerie, soudure, cuisine, parcs et jardins...) ou de secrétariat (bureautique, infographie, travaux de bureau, informatique...). Subventionnés par l’AWIPH et situés en Wallonie, ces centres sont également accessibles aux stagiaires bruxellois. En Région bruxelloise, l’école Schaller offrirait des formations professionnelles aux personnes handicapées de type1.

Afin d’avoir un profil égal et de bénéficier d’opportunités identiques à tout autre personne sur le marché du travail, les personnes handicapées doivent pouvoir bénéficier de formations et de réadaptations professionnelles similaires et non discriminatoires.

Voici mes questions à Madame la Ministre Huytebroeck :

  Quelles sont les méthodes mises en place pour faire connaître les interventions financières aux entreprises privées ? Celles-ci sont-elles valables pour les entreprises publiques et privées ?

  Mme Huytebroeck, vous avez également mis en place une série de sensibilisations aux employeurs mais celles-ci sont-elles uniquement réservées aux communes, CPAS et professionnels du secteur ? Dès lors, comment conscientiser les sociétés privées ?

  Les primes à l’insertion, les primes d’installation et les interventions pour frais d’adaptation sont-ils des montants fixes ou variables ? Si variables, quel est le montant minimum et maximum et quels sont les facteurs de variabilité ? Une entreprise peut-elle bénéficier de l’intervention des 3 primes en même temps ou que d’une seule parmi elles ? N’y a-t-il pas un risque d’une entreprise ne prenne en considération uniquement l’aspect financier de l’embauche d’une personne handicapée et non ces compétences ?

Pour Madame Françoise Dupuis :

  Existe-t-il des enseignements supérieurs professionnels spéciaux dans la Région Bruxelles Capitale ? Nous constatons au niveau du budget, une intervention pour la prise en charge dans les structures de l’enseignement spécial, en quoi consiste-t-elle ?

  Quels sont les endroits spécifiques où les personnes handicapées peuvent apprendre un métier ou accéder à une formation professionnelle ? (ex. Bruxelles formation ou autres centres de formation)

  Si certaines personnes handicapées n’ont aucune formation professionnelle, comment et où sont-elles préparées à accéder au marché du travail ?


redacteur spip:   0. Ahmed El Ktibi
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