Site de Ahmed El Ktibi
  • Député au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale
  • Vice Président de la commission des affaires intérieures chargée des pouvoirs locaux et des compétences d'agglomération
  • Député au Parlement francophone de Bruxelles (Cocof)
  • Echevin des Travaux Publics, de la Participation et de l'Egalité des chances à la Ville de Bruxelles
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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La grippe aviaire et les risques de pandémie

- publie le 18 janvier 2006

Avant tout, une précision importante s’impose en ce qui concerne les compétences institutionnelles. Si l’éducation sanitaire et la médecine préventive sont bien des matières communautaires, c’est à l’exception des mesures prophylactiques nationales.

En outre, l’éducation sanitaire et la médecine préventive n’ont pas été transférées à la Commission communautaire française. Mais c’est bien volontiers que je vous fournis les informations voulues aujourd’hui puisque vous me le demandez, Monsieur El Ktibi, Monsieur le Président.

Parallèlement à l’élaboration du plan pandémie grippale, commencé il y a bientôt dix ans, a eu lieu, le 20 octobre dernier, une Conférence interministérielle extraordinaire Santé Publique. La Région de Bruxelles-Capitale y était représentée par le président du gouvernement régional Charles Picqué, mon collègue Guy Vanhengel et moi-même.

Le but principal de cette Conférence interministérielle était de procéder à la désignation du commissaire interministériel, M. Piet Vanthemsche, haut fonctionnaire de l’Agence fédérale de la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) qui a une longue expérience de la crise de grippe aviaire de 2003. Toutes les informations quant à cette Conférence interministérielle se trouvent d’ailleurs dans un dossier téléchargeable sur le site internet du ministre fédéral de la Santé publique.

Ce commissaire interministériel a organisé ses services de la manière suivante.

Au sommet, nous trouvons la Conférence interministérielle de la Santé. Immédiatement en dessous, intervient le ministre fédéral de la Santé publique. Il est en lien direct avec le Centre de crise et de coordination du gouvernement fédéral. Sous ses ordres agit Piet Vanthemsche, commissaire interministériel.

A ses côtés, il a quatre cellules qui ont une fonction dite de staff.

La première s’appelle "Comité de pilotage". Elle est constituée des représentants de tous les ministres directement concernés, fédéraux, communautaires et régionaux. A ce jour, un collaborateur de mon collègue, le ministre Vanhengel, et un de mes collaborateurs y siègent. Les contacts ont été pris pour y associer le cabinet de Mme Huytebroeck, vu ses compétences en environnement et plus particulièrement à l’égard des oiseaux migrateurs. Le Comité de pilotage a pour mission l’évaluation et la gestion du risque.

La deuxième cellule, placée en fonction de staff, est le Comité scientifique qui a pour mission l’appui scientifique.

Le staff proprement dit du commissaire interministériel est la troisième cellule. S’y trouvent également des fonctionnaires des Communautés et Régions dont le médecin inspecteur de l’hygiène de la Commission communautaire commune. Y sera également associé un fonctionnaire de l’Institut bruxellois de la gestion de l’environnement (IBGE).

La quatrième et dernière cellule est la cellule de communication, très importante lorsqu’il faut faire face à pareille situation.

Au-dessous du commissaire interministériel, immédiatement sous ses ordres, se trouvent deux cellules de crise :

- la cellule de crise de l’Agence fédérale de la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) compétente pour la grippe aviaire ;

- la cellule de crise du Service public fédéral "Santé publique", compétente pour l’influenza pandémique chez l’homme.

Le commissaire interministériel est bien évidemment en contact étroit avec le niveau international et plus particulièrement avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Centre européen de Prévention et de Contrôle des Maladies (CEPCM).

En matière de grippe, il ne faut pas confondre la grippe classique avec la grippe aviaire. Le virus actuel de la grippe aviaire est un problème international et toutes les mesures à prendre à son sujet sont d’ordre vétérinaire.

La principale préoccupation est d’éviter la contamination du cheptel avicole dans notre pays. Les mesures de précaution et la vigilance sont renforcées en conséquence et si l’épidémie de grippe aviaire atteint nos régions, les mesures de protection seront graduellement renforcées. Pour l’instant, aucun avis négatif n’a été formulé quant aux voyages vers ces pays où règne la grippe aviaire mais on conseille cependant de prendre un certain nombre de mesures de précaution, comme d’éviter les contacts avec les volailles et d’avoir une bonne hygiène de base.

La grippe classique est, quant à elle, une maladie humaine qui revient chaque année et que l’on peut éviter au moyen d’un vaccin que l’on conseille pour les groupes à risque. Les groupes à risque sont les suivants :

- les personnes de plus de 65 ans ;

- les personnes fragilisées par une affection chronique ;

- les enfants sous thérapie à l’aspirine au long cours ;

- le personnel soignant ;

- éventuellement, les personnes entre 50 et 64 ans qui fument qui consomment beaucoup d’alcool ou qui souffrent d’obésité ;

- et exceptionnellement cette année, les éleveurs professionnels de volailles et de porcs ainsi que leurs familles ;

- les personnes qui entrent en contact avec la volaille vivante ou avec des porcs vivants dans le cadre de leur profession ;

- les personnes en charge de la surveillance des oiseaux sauvages.

Ai-je l’air de dire des choses qui ne sont pas vraies ?

En matière de vaccination, il faut tout d’abord particulièrement attirer l’attention sur trois points :

- la vaccination contre la grippe saisonnière ne protège pas contre la grippe aviaire ;

- il n’est actuellement pas justifié d’étendre la vaccination à toute la population au risque de rendre plus difficile la vaccination des personnes qui en ont réellement besoin ;

- à ce jour, il n’existe pas de vaccin contre une éventuelle pandémie grippale. En effet, un vaccin agit seulement contre un seul type des nombreux virus causant la grippe. En cas de déclaration de pandémie grippale, le but est d’abord d’identifier le type de virus qui en est la cause et ensuite de produire le vaccin. Il est donc impossible de constituer, aujourd’hui, un stock de vaccins.

En ce qui concerne les médicaments antiviraux, il faut rappeler qu’ils ne traitent que les symptômes de la maladie et non la maladie elle-même.

Toutefois :

1. pour la grippe saisonnière, la prise d’antiviraux n’est indiquée que sur prescription médicale et ce, uniquement en période de grippe et pour les personnes affaiblies qui souffrent de complications ;

2. en cas d’éclosion d’un foyer de grippe aviaire dans notre pays, les antiviraux seront employés de manière prophylactique et destinés prioritairement aux personnes susceptibles d’entrer en contact avec les volailles malades. En conclusion, il est inutile et contre-productif de stocker, à titre privé, des médicaments antiviraux.

Après avoir passé en revue les conclusions scientifiques, passons aux mesures de précaution prises dans l’intérêt général.

Pour ce qui concerne la perspective d’une pandémie, à l’heure actuelle, la Belgique actualise continuellement son plan de lutte, conformément aux recommandations scientifiques dont celles du Conseil supérieur d’hygiène. La prochaine réunion du Comité de pilotage aura d’ailleurs lieu lundi prochain, le 28 novembre. Nous y sommes associés. Dans le cadre de ce plan, il est procédé à la constitution d’un stock de médicaments antiviraux qui seront utilisés en fonction des besoins pour les personnes exposées. La Belgique a, par ailleurs, pris les mesures nécessaires pour acquérir un nombre suffisant de vaccins contre le virus pandémique lorsque le virus en question sera identifié.

Enfin, en matière de communication, deux actions ont été entreprises. Un site internet ainsi qu’un centre d’appel avec numéro gratuit ont été ouverts.

Afin de faire connaître le call center auprès du grand public, un million et demi de dépliants seront distribués via les médecins, les pharmaciens, les vétérinaires, La Poste et les maisons communales. De plus, un million et demi de dépliants trilingues seront distribués dans les aéroports belges aux voyageurs en partance pour les régions touchées ainsi qu’à ceux qui en reviennent.


redacteur spip:   0. Ahmed El Ktibi
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-> La grippe aviaire et les risques de pandémie [1/1] 13 avril 2008, par Dr Michel S.F. Vermeulen

> La grippe aviaire et les risques de pandémie
13 avril 2008, par Dr Michel S.F. Vermeulen   [RetourAuDebutDesForums]

Urgence d’un plan de santé publique opérationnel en Belgique pour l’inévitable pandémie de grippe. URGENCE D’UN PLAN DE SANTÉ PUBLIQUE OPÉRATIONNEL. A QUAND CELUI DE LA BELGIQUE ET DES AUTRES PAYS AYANT LES COMPÉTENCES POUR LE RÉALISER ?

Une question simple résume le problème des différents intervenants d’une possible pandémie de grippe aviaire : Qui fait quoi ? Comment ? Pourquoi ? Avec quoi ? Avec quelles communications horizontales et verticales ? Quel est l’arbre de décision dans le cadre d’un "Management case".

Recenser les "qui", les "qui fait quoi", les "comment", les "moyens", les "communications" appelle à un inventaire du personnels potentiels, pour les placer dans un organigramme global, aux ramifications "communicantes", avec un arbre de décision, propre à chacun des intervenants, permettant l’accueil, le tri et le soin des malades.

Après le "qui" "fait quoi" et "comment", il faut avoir un inventaire correct des moyens d’action:soit les moyens de traitement (antiviraux, médicaments symptomatiques...vaccins....) et les lieux de traitement : (domicile du patient ou hôpital en dur ou en toile ), après avoir défini un modèle de tri pour orienter le patient dans le cheminement de son traitement.

Un gros problème se pose, celui de prendre en considération les différents soins médicaux et médicaments délivrés en dehors d’une situation de crise par les généralistes , les hôpitaux, et les pharmacies. Cette continuité des soins obligée doit trouver capacité d’action non entravée par le problème parallèle de la gestion de la crise de la pandémie.

Déjà se pose le problème de la sécurité de ces différents intervenants de la santé, soit les généralistes, les hospitaliers, et les pharmacies.

Une situation de crise ou les conséquences socio-économiques inévitables du pays seront perturbantes pour la population, fera naître chez certains, un comportements anormal. Dans le désarroi engendré par une maladie mortelle pour certains, les hommes en quête de survie iront menacer les médecins et les pharmaciens, pour obtenir par tous les moyens le "produit miracle". Ils ne feront que détruire des personnes et des lieux, pour finalement ne pas trouver "la fameuse potion magique".

Afin d’éviter ce genre de situation catastrophique pour les uns et pour les autres, il s’agira de développer de la part des responsables des directives claires invitant la population à s’adresser à un dispatching central, leur indiquant les solutions médicales qui leur seront apportées le plus rapidement possible. Là ou les personnes malades pourraient être prises en charge à leur domicile, par des intervenants désignés, assurant la continuité des soins de ce problème (antiviraux, médicaments symptomatiques). De plus ces petites unités mobiles (sous protection), pourraient éventuellement orienter le malade plus gravement atteint vers une annexe d’hôpital désigné à cet effet et ayant les moyens de compétence d’un traitement plus spécialisé.

Dans cette réflexion, je n’ai pas développé les solutions à apporter aux conséquences d’une baisse brutale de la population malade simultanément et dans un court laps de temps, entraînant des conséquences socioéconomiques, et cela pour limiter le problème à l’aspect purement médical.

Mon but est seulement de mettre le doigt sur l’importance que les autorités compétentes en la matière doivent apporter aussi rapidement que possible, à la mise en place d’un plan de santé public opérationnel couvrant tout le territoire, et testé par un scénario de grande ampleur couvrant tous les stades de la pandémie, dans les différents services médicaux et ministériels de gestion d’un pays (en tenant compte des conséquences socio-économiques par la diminution brutale des personnes actives soit primo celles colloquées chez elles, pour ralentir ou diminuer l’ampleur de la contamination, soit secundo les personnes malades ou décédées : transport, nourriture, communication école, chauffage, nourriture, purification de l’eau, électricité etc ).

Accumuler des "armes" et des "munitions" (antiviraux, futurs vaccins), c’est bien encore faut-il que les intervenants de l’action puissent les utiliser en respectant une stratégie, tout en se situant dans un organigramme pourvu de moyens de communication interne, et en relation étroite avec un dispatching central en relation avec la population.

Apprendre à une population à savoir vivre en temps de pandémie en l’informant des services qu’elle peut recevoir et comment elle doit se comporter.

Il vaut mieux être prêt trop tôt que trop tard, et faire plus que pas assez......

Rem : en tapant "grippe aviaire" sur google (web) vous trouverez mon blog intitulé : "grippe aviaire, urgence danger" (avian flu worldwide daily information) traduisible en français en cliquant sur le drapeau français du programme de traduction "babelfish" en haut à droite.

La pandémie sera un jour à nos portes, et suivant mon expertise de spécialiste en la matière, le délai qui nous est accordé de nous préparer, se fait de plus en plus court et rien n’est prêt en Belgique du point de vue santée publique et mesures prises pour pallier aux conséquences socio économiques.

Les grandes villes souffriront plus que les campagnes, car la lutte pour la survie sera impitoyable, qui plus est que la population et les intervenants n’ont aucunes directives concernant leur comportement dans ces moments difficiles. Pourtant des solutions du problème existent puisque des pays plus conscients du problème se préparent en prenant le temps de tester leurs solutions à travers des scénarios de récapitulation.

Cher Monsieur le Député, Je ne vais pas m’étendre sur ce problème que je connais bien. Sachez que je me tiens gracieusement à votre disposition pour le bien de la population. Bien à vous.

Dr Michel S.F. Vermeulen 109, Av. Eugène Demolder 1030 Bruxelles

Tél 02/216.31.02 0478/26.32.27

A visiter: Grippe aviaire et pandémie.