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Sur le Site Wafin.be- publie le 3 octobre 2006Présentation de Ahmed El Ktibi, Candidat sur la liste PS à Bruxelles-Ville. Wafin.be : Pourquoi vous êtes vous engagé en politique ? (Si vous êtes déjà élu -e, répondez aussi à cette question : Quel est votre principale réalisation ? Ahmed El Ktibi : A travers ma trajectoire relatée dans le bref CV ci-dessous : l’action sociale, le militantisme dans la société civile et le combat pour la participation politique depuis 25 ans. Ce sont des phases déterminantes dans mon engagement politique, c’est-à-dire : 1. l’aide aux concitoyens pour qu’ils puissent acquérir leur autonomie socio-économique ; 2. la conceptualisation et la structuration de l’action sociale collective à travers le tissu associatif militant ; 3. la participation à la prise de décision politique en fonction des besoins collectifs de la population. Mes réalisations : Sur le plan parlementaire, en deux ans, j’ai fait une vingtaine d’interventions, en me forçant à interpeller en permanence notre gouvernement sur des sujets qui touchent les gens les plus démunis, en privilégiant les aspects sociaux et de santé (cfr. site en construction, sur mes actions politique locales et régionales : www.ahmedelktibi.be). Quelques sujets traités au niveau parlementaire : la prévention du SIDA ; la lutte contre les effets négatifs des ondes (antennes GSM) ; la prévention des maladies dues aux effets du chlore dans les bassins de natation ; la sécurité dans les hôpitaux ; l’accès des handicapés aux services bancaires et aux infrastructures publiques, en général, la suppression des sacs plastiques source de pollution ; la grippe aviaire, les méfaits du tabac, la cohésion sociale autour des sites de logements sociaux, ... Actuellement, je prépare plusieurs projets pour la prochaine session parlementaire, dont notamment deux propositions de résolutions touchant respectivement à la problématique des sans papiers à Bruxelles et au dangers des emballages polluants. Sur le plan communal, au-delà des interventions aux sections et au Conseil communal, j’ai participé, avec ma majorité, à la réalisation de plusieurs projets, Telles la rénovation de plusieurs quartiers populaires de notre capitale, et la création de nouveaux logements, dans la ville de Bruxelles ainsi que la rénovation des piscines communales. En tant que vice-président d’une société de logement social, j’ai participé à l’élaboration de projets de rénovation de nombreux logements sociaux. Sur le plan de la jeunesse, j’ai contribué à la remise en état d’un centre de jeunes et aux travaux devrant conduire à la reconstruction d’un nouveau centre de jeunes dans le quartier Nord. En tant qu’administrateur d’un hôpital public, j’ai participé à des décisions menant à la rénovation et à création de nouveaux départements (maternité, Centre de Traumatologie, ...) et à l’amélioration des conditions de soins des patients). Wafin.be : Qu’est ce qui a déterminé votre choix d’adhérer à ce parti ? Ahmed El Ktibi : En ce qui me concerne, étant fils d’immigré, jeune étudiant au milieu des années septante, d’abord autodidacte, sans bourse et sans privilège, ayant côtoyé des organisations militantes qui luttaient pour les droits de l’homme et pour les libertés individuelles, et surtout pour la libération des peuples opprimés, il était tout à fait normal que ma place soit dans un parti de gauche. Mes premières études sociales supérieures faites dans une école supérieure défendant des valeurs socialistes, et après avoir travaillé près de quinze ans, dans une municipalité dirigée par une majorité socialiste, ma voie était toute tracée. Par ailleurs, les valeurs défendues par mon parti et surtout son positionnement permanent à l’égard des discriminations ne pouvaient que renforcer mon engagement politique en son sein. Ma trajectoire, tant professionnelle que militante n’est pas le fruit du hasard. Elle s’inscrit dans un cheminement cohérent que j’exprime aujourd’hui par ma présence active au sein du parti socialiste. Wafin.be : Quels sont vos trois priorités politiques dans le cadre de cette campagne ? Ahmed El Ktibi : 1. Formation et emploi- Améliorer les conditions de vie des demandeurs d’emploi, en créant ou en développant des emplois via l’Agence Locale pour l’Emploi, en lien avec les entreprises privées bruxelloises ; - Faire de la Maison de l’Emploi le lieu de rencontre entre les demandeurs d’emploi et les employeurs, en créant une coordination des actions menées par la Mission locale, l’Agence Locale pour l’Emploi et le CPAS afin d’augmenter les chances des chômeurs bruxellois à trouver un emploi ; - Recentrer la Mission locale sur l’orientation en matière de formation et d’emploi, les stages de détermination, la définition d’un projet professionnel pour chaque demandeur d’emploi, en lien avec l’ORBEm et la gestion des programme de transition professionnelle (PTP). - Coordonner le dispositif d’insertion socio-professionelle en offrant des filières complètes de l’alphabétisation à la formation qualifiante et professionnelle, dans chaque quartier, et créer notamment, un centre d’entreprise à Laeken pour les demandeurs laekenois. - Appliquer les mesures de diversité dans l’engagement du personnel, tant à la Ville de Bruxelles que dans les institutions para communales. 2. Logement et familles - Instaurer une meilleure coordination de la politique du logement sur le territoire de la Ville (Sociétés de logement social, propriétés communales, Logement CPAS ; Agences Immobilières Sociales et autres initiatives) afin d’augmenter les possibilité de logement aux familles bruxelloises, à un prix abordable : - Construction et rénovation de logements, entre autre, par le biais des programmes de revitalisation des quartiers (Cfr. programme du PS de la Ville de Bruxelles) ; - Renforcement des moyens des Agences immobilières sociales, - Encadrement des loyers en faveur des familles à faibles revenus, en lien avec les directives régionales et fédérales. 3. Cohésion sociale et lutte contre les discriminations - La cohésion sociale, c’est l’intégration de tous dans un même Droit. Nous devons garantir à tous, sans discrimination, les mêmes droits et les mêmes devoirs ; nous devons lutter contre toutes les formes de discrimination et de déni de justice qui alimentent la haine entre les communautés ou les replis ethniques. - lutter contre les discriminations à l’embauche, garantir les mêmes droits pour tous, lutter contre le racisme et la xénophobie. Nous devons susciter et dynamiser une participation démocratique des citoyens, toutes origines confondues ; - améliorer toujours et pour tous l’accueil et la qualité du service public, poursuivre nos actions de démocratie participative, associer tous les habitants aux projets de leur quartier (commission locale de développement intégré, CLDI , dans les contrat de Quartiers), renforcer les capacités des lieux décentralisés (d’écoute et d’information de toutes les couches de population), soutenir le sport citoyen (créer une régie de prêt de matériel sportif et faciliter l’accès des jeunes des quartiers populaires aux infrastructures sportives de la Ville). Assurer l’égalité des cultes et faciliter la mise en place des reconnaissances des communautés islamiques sur base des directives fédérales et régionales. Considérer la présence des sans droit et sans protection juridique (Sans papiers), et travailler le lien social et la cohésion sociale avec eux. A cet égard, un accompagnement social devra être organisé. Par ailleurs, l’accueil de primo arrivants, est une nécessité à développer de plus en plus afin de faciliter l’intégration des flux migratoires, tant intra européens que Sud Nord. Et enfin, renforcement des programmes de solidarité Nord-Sud. Wafin.be : L’enseignement est aussi une compétence communale. Si vous étiez désigné échevin de l’instruction publique, approuveriez-vous des règlements scolaires interdisant le port de signes religieux (dont le voile) à l’école ? Ahmed El Ktibi : Je suis, personnellement contre le corporatisme ethnique et contre le double langage. Ce type de comportement pourrait être dangereux et générateur de méfiance et parfois de haine. Je suis plutôt pour un langage claire et pragmatique. On ne doit jamais choisir le noir ou le blanc. Je préfère les solutions concertées. Ce qui est prioritaire, c’est l’intérêt général. L’intérêt général englobe l’intérêt de tous les citoyens, quelles que soient leurs origines. Tout élu doit apprendre à assumer sa représentativité. Il est la voix de ceux qui l’ont élus, c’est-à-dire, le peuple, dans sa diversité. Il doit agir en conséquence, selon l’analyse qu’il se fait des attentes des gens et avec les moyens que son parti met à sa disposition. Il doit aussi être interactif, ce qui veut dire être un trait d’union entre l’institution politique et le terrain. Le retour vers les citoyens doit être permanent, tant de manière collective qu’individuelle. Ce descriptif me convient parfaitement et je l’ai adopté, sans complexe. Par ailleurs, la société belge est une société démocratique et par essence, multiculturelle. Elle n’impose aucune assimilation. Elle est le foyer de plusieurs cultures, d’où son fédéralisme. Cependant, la maîtrise de la culture autochtone et la défense des valeurs universelles sont une donnée essentielle dans l’action politique. C’est pourquoi, la question du foulard, ne doit pas être tranchée, nécessairement par un élu, issu de l’immigration, de tradition musulmane. C’est la question piège, pour ne pas dire " bateau ". Un Echevin ne décide pas tout seul, en fonction se son appartenance sociologique ou ethnique. Il est d’abord membre d’un collectif qui se concerte en permanence sur l’opportunité des décisions politiques. Il est aussi membre d’un Collège qui décide collégialement. Je suis conscient que le débat sur cette question soulève toujours les passions. Je participe à ce débat en plaidant pour le respect des individus qui décident librement de leur choix, et je plaide également pour le dialogue permanent entre ceux qui font ces choix et l’institution publique, quelle qu’elle soit. Cependant je suis contre toute exploitation politique de ce problème et contre tout acte de prosélytisme au sein des institutions publiques. Je demeure enfin convaincu que l’exclusion systématique des jeunes filles qui refusent d’enlever leur foulard en classe est une erreur. Cela ne peut que renforcer le repli ethnique et favoriser le développement séparé des populations et des cultures. Par ailleurs, refuser le savoir à cause du foulard, c’est diminuer les chances d’émancipation pour celles qui ne sont pas encore suffisamment mûres pour choisir leur destin. Mini CV : Nom et prénom : Ahmed EL KTIBI Professions actuelles : - Député bruxellois et Vice-président de la Commission des Affaires Intérieures
Email : ahmed.elktibi@skynet.be - aelktibi@parlbru.irisnet.be Site : www.ahmedelktibi.be Téléphones : 02/5496987 - 0496/21.99.79 Adresse de contact : 16, rue du Chêne, 1000 Bruxelles Etudes et formation : Etudes d’assistant social (Institut Supérieur des Sciences Humaines Appliquées Ilya Prigogine 1980) Licence en Sciences sociales : Option Travail social (ULB 1987) Vie professionnelle avant d’entamer le parcours parlementaire Professions exercées depuis 1980 :
Vie militante :
redacteur spip:
0. Ahmed El Ktibi
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