Ahmed El Ktibi
Le CPAS de la Ville mise sur l’énergie solaire

Le CPAS de la Ville mise sur l’énergie solaire

Cette installation permettra de produire 5.743 kWh par an et assurera 70% de la production d’énergie nécessaire au fonctionnement de l’antenne : éclairage, informatique, téléphonie, contrôle d’accès, incendie, ventilation,…
La quantité de rejet de CO2 dans l’atmosphère ainsi évitée sera de 2,62 tonnes par an.
Les 10 premières années, l’économie qui doit être réalisée est estimée à 2.175 euros par an (935 euros pour l’électricité et 1.240 euros pour les certificats verts via la Région bruxelloise) et de 800 euros de la 11e à la 25e année (électricité)
« On sait que nous allons vers un épuisement des combustibles fossiles, rappelle le président du CPAS de la Ville de Bruxelles. C’est pourquoi, comme responsable politique encore plus, on doit, à quelque échelle que ce soit promouvoir le développement des énergies renouvelables et singulièrement l’énergie solaire photovoltaïque, dont la production n’émet pas de gaz à effet de serre ».

Comme cela vient d’être fait sur la toiture de l’antenne Miroir, le CPAS de Bruxelles prévoit un budget de 300.000 euros en 2019 pour réaliser une dizaine d’installations de panneaux PV sur fonds propres, sur les toits des bâtiments de son patrimoine, dont les antennes sociales.
Les modalités pratiques seront étudiées au cas par cas et soumises au Conseil de l’action sociale, dans l’optique d’une optimalisation des performances atteignables site par site.
Un projet d’envergure se détache cependant. Il concerne l’amélioration des performances énergétiques de l’usine du linge, la blanchisserie industrielle du CPAS située Petite rue du Cerf à Anderlecht, via l’installation de panneaux solaires photovoltaïques.
L’usine du linge traite 80 tonnes de linge par mois. Plusieurs laveuses, séchoirs, calandres et tunnels de repassage sont utilisés pour accomplir cette tâche. Les processus de production réclament beaucoup d’énergie (gaz, électricité, eau) et les rejets en eau usées chaudes, en air de séchage chaud et en ventilation des locaux sont importants.
Une première intervention réalisée en 2016 a déjà permis de récupérer l’énergie de refroidissement des compresseurs pour chauffer un atelier de stockage du linge. Parallèlement au présent projet, le CPAS de Bruxelles projette le remplacement des calandreuses.
Le nouveau projet s’articule sur deux axes. D’une part, l’accent est porté sur l’installation d’une source d’énergie renouvelable afin de permettre à l’usine d’améliorer ses prestations au niveau environnemental. D’autre part, en vue d’améliorer le confort des travailleurs et les performances énergétiques, l’accent sera porté sur la qualité de l’éclairage de l’usine qui est, en plus de la qualité des équipements, le garant d’un confort et d’un mieux-être au travail, limitant la fatigue et l’épuisement, conséquences d’un mauvais éclairement des zones de tâches.

« Ce projet s’inscrit dans la vision à long terme pour cette usine, d’une part, et pour l’ensemble des bâtiments du CPAS, de l’autre », conclut le président du CPAS. Notre vision est celle d’un CPAS en quête de performance. Dans cette optique, l’utilisation rationnelle de l’énergie est considérée comme une pierre angulaire. Et les investissements prévus dans le cadre de ce projet doivent y contribuer ».

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